Grands sites

Maître d’ouvrage

Communauté Urbaine Nice Côte d'Azur

Maître d’œuvre

Alfred PETER Paysagiste mandataire, BARANI Architecte, Ingérop, L.E.A. Éclairagiste

Dates

2010

Montant des travaux

120 000 000 € HT

Nature de la mission

Concours restreint de maîtrise d'œuvre

Linéaire

5 km

Surface

20 ha

Autre

Projet sans suite

Réinventer la vitrine de la Côte d’Azur est devenu une nécessité car : le modèle, inventé à la fin du XIXe siècle, s’est usé et ne répond plus au nouveau standard imposé par les grandes « rivales » comme Barcelone, Monte-Carlo, Miami, voire Venise ; et le tourisme est une composante essentielle dans l’économie niçoise. Depuis 1931, date à laquelle a été réalisé le dernier aménagement significatif, ce haut
lieu de la villégiature s’est dégradé en particulier avec l’explosion de la circulation automobile qui a grignoté l’espace dédié aux piétons, complexifié les traversées et créé un niveau de pollution qui nuit fortement à son image.

Son réaménagement en 2010 s’inscrit dans les balbutiements de l’avènement du siècle « durable ».
Il offre à la municipalité d’inscrire ce projet dans cette dynamique, comme un modèle du nouveau tourisme basé sur le fait que « plaisir et fréquentation intense » n’est plus incompatible avec « mise en valeur de l’environnement ».

Compétition internationale et siècle « durable » nous ont conduit à imaginer une transformation substantielle globale du paysage actuel ; en incluant dans la réflexion la mer ; en renforçant l’unité du site par la plage élargie, la réhabilitation du mur socle, le traitement du sol, le collier de perles revisité ; et la création de la diversité d’ambiances pour un intérêt égal sur l’ensemble du linéaire.

LA MER MÉDITERRANÉE : son rapport à la ville de Nice est à couper le souffle. Cet immense plan d’eau face à une grande ville, nous a suggéré l’envie de créer une structure flottante polyvalente pouvant enrichir l’envie de profiter de la mer sans recréer une jetée comme celle du Casino qui, malgré son histoire courte, hante encore les mémoires… Grande comme un terrain de football, amarrée dans son port à l’extrémité Ouest de la prom’, elle se déplace au gré des événements qui rythment l’année niçoise. Accostable par de grands yachts, elle est le symbole du nouveau Nice, décomplexé, créatif… Tantôt lieu de spectacle, tantôt lieu de divertissement (piscine, boîte de nuit…), elle forme avec son « belvédère »
une terminaison puissante en résonance avec le projet du Nice moderne qui se développe dans la basse plaine du Var.

Le belvédère et la plateforme flottante

La prom’ se termine actuellement sur une zone mal définie entre le petit port de Carras, la station d’épuration et un espace vert sans caractère.

Nous proposons à cet endroit un nouveau lieu constitué d’une construction composée de terrasses plantées, d’un volume disponible pour des activités liées à la mer et des gradins tournés vers le port et la plate-forme flottante.

Ce lieu est un contrepoint au château, une scène inédite pouvant accueillir toutes sortes de manifestations peu sensibles au bruit des avions (matchs de football sur l’eau, sports acrobatiques…).